Mon champ de coquelicots

    Paroles et musique : Gilles Maire

    Passez pas par Paris sans pousser jusqu’au Louvre,
    Pour voir si les yeux de la Joconde se trouvent
    Toujours au dessus de son sourire indolent
    Pourquoi les pinceaux de Vinci furent-ils si lents
    Était-ce pour vivre encore les langueurs de Venise
    Ou garder en son cœur l’amour de Mona Lise ?

    Courrez vite à Madrid, le Prado nous appelle,
    Pour voir Thérèse d’Autriche encore demoiselle
    Entourée par un chien et trois autres gamines
    Sous l’œil de Vélasquez qui peignait les Ménines
    Il s’est peint dans un coin le pinceau à la main
    Avec dans le regard un petit air malin

    Au musée d’art moderne New York nous fait tourner
    Les volutes bleutées de La Nuit étoilée
    Du ciel agité de saint Rémy De Provence
    C’est un cri de lumières qui en furie s’avance
    C’est ce que vit Van Gogh du fond de son asile
    C’était vingt ans avant que le monde vacille

    Encore à Madrid au musée Reina Sofía
    Picasso a choisi un pinceau de combat
    Pour dessiner les traits de notre liberté
    Son Guernica se dresse contre l’obscurité
    Contre les pleurs des veuves, les cris des innocents
    Contre les dictateurs qui font couler le sang

    Accroché dans ma chambre sur du papier Canson
    Un champ de coquelicots éclaire mon horizon
    Un artiste inconnu un soir me l’a offert
    Sans le savoir le jour de mon anniversaire
    Du côté de Montmartre près du bateau Lavoir
    Il est loin des musées, je suis fier de l’avoir

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    Chanson sous licence Creative Common BY-NC-ND