Voyage

    Paroles et musique : Gilles Maire

    Se souvenir encore des chagrins de l’enfance
    De nos rêves secrets qui n’ont pas eu la chance
    De venir éclairer les peines de nos nuits
    Et qui ont peint nos vies des couleurs de l’ennui

    Finir par oublier que l’on fut misérable
    Admettre que l’on fut un amant lamentable
    Et marcher en déroute quand rien ne vous attend
    Sourire avec ce qu’il nous reste encore de dents

    Souffler ses cent bougies, les inonder de larmes
    Refuser de vieillir et de rendre les armes
    Oublier qui on naît, oublier ses envies
    Un dernier pied de nez à ce reste de vie

    Rêver encore un peu dans son dernier sommeil
    Croire encore que la lune éclaire le soleil
    Sourire en se moquant de celui que l’on fut
    Mourir en se croyant totalement invaincu

    Revoir encore sa mère nous serrant dans ses bras
    Sentir encore son père, l’odeur de son tabac
    Se perdre dans ses rêves dans un dernier soupir
    Et danser doucement sur ses vieux souvenirs